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Un livre à lire

Publié par hk le 08 octobre 2007

Un gros livre de 550 pages, qui semble-t-il est la première partie d'une trilogie, publiée de 1946 à 1951. Ce premier livre est intitulé "L'effroi", les suivants "La survie" et "Famine". C'est un bouquin monumental! Il faut plus d'une centaine de pages pour rentrer dedans, et faire connaissance avec les personnages. Plus d'une trentaine, habitant la même ruelle de Peiping, ville de Chine du nord. Nous sommes en 1937, l'envahisseur est japonais. Il s'agit d'une grande fresque où les conflits et solidarités entre générations se mêlent à ceux qui opposent les différentes familles. Le récit est tout en nuance, chacun selon sa propre logique sera qui, admirable, qui répugnant. C'est la condition humaine! c'est Balzac! c'est Lao She.

Bref: un peu de misère au début, beaucoup de plaisir à la fin. A lire attentivement tout de même, sinon on passe à côté de tout.

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Quatre générations sous un même toit (1946)

Écrit entre 1940 et 1942, le long roman ( en trois tomes volumineux) décrit la vie des habitants d'un quartier de Pékin ( Beijing) sous l'occupation japonaise 1937- 1945.Et plus particulièrement celle d'une famille vivant dans l'étroit huong ( ruelle ) du Petit Bercail , très semblable à celle où l'auteur lui-même est né. Tous ne sont pas d'accord sur la conduite à tenir face à l'occupant, qu'il s'agisse des voisins (collaborateurs avec les japonais : la famille Guan ),ou des intellectuels persécutés, prêts à se battre ( famille Qian),ou des membres de la famille Qi (pivot de l'histoire), ou encore de Monsieur Li, déménageur, Maître Sun, barbier , Petit Cui tireur de pousse, etc. Lao She montre ainsi avec minutie les multiples facettes du peuple de Pékin reflet de la Chine et de son destin. Ce projet énorme prend la forme du roman traditionnel chinois dont le modèle pourrait être Le Rêve dans le Pavillon rouge (紅樓夢). Dans son introduction intitulée Lao She, le professeur, Le Clézio qualifie l'oeuvre ainsi : c'est sans aucun doute le plus chinois des romans de Lao She. Il entend par là qu'il s'incrit dans la tradition du Rêve du pavillon rouge, avec la multipicité des protagonistes et la description précises des modes de vie chinois.