Une suite presque aussi réussie...

8/10

Publié par charly le 26 janvier 2009 - Cette article a été consulté 338 fois

La voilà enfin dans les libraires : la suite des « Piliers de la Terre » de Ken Follett.
J’ai dévoré cette œuvre comme on dévore un gâteau au chocolat sur crousillant. C’était déjà un vrai régal de suivre les aventures de cette ville de Kingsbridge, et de ses personnages liés par leur destin.

On entame donc cette suite accompagné d’un sentiment mêlé de crainte (d’être déçu) et d’espoir (d’être à nouveau comblé) tout en sachant que la comparaison entre les deux tomes est inévitable.

Pour situer l’action, ce roman traite toujours de Kingsbridge et de ses habitants mais 2 siècles plus tard, dans un contexte de début de guerre de cent ans et de déploiement du fléau qu’a été la peste. Le choix de l’époque est déjà judicieux car propice aux intrigues, et aux retournements de situation, on y reviendra.

Les personnages tout d’abord : Merthin, un bâtisseur remarquablement intelligent – comme Jack en son temps – Caris, une jeune femme débrouillarde et rusée – à l’instar d’une certaine Aliéna – les similarités s’avèrent inquiétantes mais fort heureusement, Ken Folett s’arrête ici au jeu des 7 erreurs et ces deux personnages sont tout à fait intéressants. Les autres protagonistes sont quant à eux « inédits » : un prieur ambitieux et rusé mais borné, une fratrie délicate, et cet adversaire redoutable qu’est la peste.

Les intrigues se montrent quant à elles diverses et variées, les descriptions techniques relatives à l’édification des bâtiments sont passionnantes, les frustrations générées par cette satanée fatalité sont toujours au rendez-vous, mais il y a comme un goût de déjà vu.
De plus, l’auteur se débarrasse assez facilement de certaines situations, comme si la plume de l’écrivain se dépouillait vers la fin du roman. C’est fort dommage, car Ken Follett insuffle à certains passages centraux de son roman une tension rarement égalée.

Au final, ce cocktail d’intrigues, de descriptions techniques, de fatalité, de sexe aussi – pas toujours à bon escient – sur fond de réalité historique n’est pas aussi savoureux que le fut les « Piliers de la Terre » mais mérite largement d’être siroté lui aussi.

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