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Un petit chef d’oeuvre

Publié par hk le 07 janvier 2008

Les mots manquent pour exprimer la valeur du film de Peter Weir... Unique. Terrifiant. Inouï. Puissant. Drôle.

Les qualificatifs sont nombreux mais tous et je dis bien tous sont synonymes de Chef d'oeuvre et ce qualificatif, qui a tendance de nos jours a se donner trop facilement, est amplement mérité ici.

Une réflexion très actuelle sur la télé-réalité et le voyeurisme de gens fascinés par la vie des autres symbolisé par un immense show monté autour de la vie d'un homme comme les autres Truman Burbank. Maladroit, sympathique, rien ne semble le distinguer de tous mais pourtant sans qu'il el sache, sa vie est la plus grosse production de l'histoire de la télévision et cela grâce à un homme-Dieu, Christof.

L'amour de Truman pour une ancienne figurante et ses soupçons de plus en plus grands vont l'inciter à fuir. Sur une histoire qui aurait pu virer au 1984 de Orwell, ne jouant que sur la carte de la paranoïa antioxygène, Peter Weir choisit de jouer sur une fausse légerété du ton, un aspect merveilleux et tranquille de l'ensemble. Mais si l'on gratte un peu, on frissone d'effroi devant la gravité du sujet !

C'est bien pensé et surtout mis en scène avec finesse afin d'éviter le pathos ou le thriller déja-vu. Jim Carrey est grandiose et fait exploser son image de clown grimaçant au profit de la fragilité de Truman. A ses côtés, Laura Linney, Ed Harris et Natasha McElhone rivalisent de talent dans des rôles pas forcément simples et très ambigüs.

Le film est de plus porteur d'une excellente bande-son et d'une photographie relativement rétro conférant à l'ensemble un charme bien particulier. A une époque où la télé-réalité va toujours plus loin, il paraît important de se demander si nous aussi nous serions prêts à laisser passer un tel concept. Non, répondrez vous, en êtes vous sûr cependant ?

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9,3/10

The Truman Show (1998)

The Truman Show

Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven. Il part tous les matins à son bureau d'agent d'assurances dont il ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe sous tant de bonheur et la nuit l'angoisse le submerge. Il se sent de plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Pis encore, il se sent observé.

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